Les voies de communication
Le réseau routier, le réseau ferroviaire et les voies navigables
Les voies de communication en Seine-et-Marne sont constituées de 620 km de routes nationales, de 6.000 km de routes départementales, de 3 autoroutes et de plus de 2.000 km de cours d'eau.
Le réseau routier et autoroutier (A4, A5, A6, N104), la convergence des lignes T.G.V., conjugués à la proximité de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle et d’Orly, avec les deux villes nouvelles de Marne-la-Vallée et les parcs de loisirs Disneyland Resort ; contribuent à apporter à la Seine-et-Marne un dynamisme économique qui en fait la principale zone de développement de la région parisienne. Ces infrastructures de communication denses ne sont toutefois pas toujours adaptées aux besoins locaux en matière de transports.
Des moyens de communication développés mais trop tournés vers Paris :
Le réseau routier :
La francilienne (A104)
La Seine-et-Marne est dotée d'un réseau d'autoroutes (186,3 km) et de nationales (620 km) très développé. La configuration principalement radiale de ce réseau facilite les échanges avec la partie Est de Paris et de la petite couronne. Les liaisons Nord-Sud sont assurées par la francilienne, pour la frange Ouest du département, et par la N36 au centre, qui relie Meaux à Melun.
L'autoroute A5 relie le Sud de la région parisienne à Troyes en passant par Sens, sur un tracé parallèle à la ligne du TGV sud-est. Elle constitue de ce fait, un second itinéraire autoroutier en direction de Lyon, assurant un rôle de délestage de l'A6.
Par ailleurs, aucune rocade ne traverse le centre et l'Est du département. Les secteurs de Coulommiers, Nangis et Provins ne sont desservies que par des routes nationales (N34, N4 et N19) et départementales.
Plusieurs des voies décrites ci-dessus sont saturées ou en cours de saturation. Ainsi dans la traversée de Marne la Vallée, l'intensité du trafic sur l'autoroute A4 est telle que les encombrements se mesurent chaque jour, en dizaines de kilomètres. Le moindre incident sur cet axe paralyse donc l'ensemble de la ville nouvelle. La situation se détériore également sur la francilienne, les nationales n°2, 3, 6 et 7 et dans l'agglomération melunaise.
L'autoroute A5 relie le Sud de la région parisienne à Troyes en passant par Sens, sur un tracé parallèle à la ligne du TGV sud-est. Elle constitue de ce fait, un second itinéraire autoroutier en direction de Lyon, assurant un rôle de délestage de l'A6.
Par ailleurs, aucune rocade ne traverse le centre et l'Est du département. Les secteurs de Coulommiers, Nangis et Provins ne sont desservies que par des routes nationales (N34, N4 et N19) et départementales.
Plusieurs des voies décrites ci-dessus sont saturées ou en cours de saturation. Ainsi dans la traversée de Marne la Vallée, l'intensité du trafic sur l'autoroute A4 est telle que les encombrements se mesurent chaque jour, en dizaines de kilomètres. Le moindre incident sur cet axe paralyse donc l'ensemble de la ville nouvelle. La situation se détériore également sur la francilienne, les nationales n°2, 3, 6 et 7 et dans l'agglomération melunaise.
L'emprise du TGV et de l'A5 à Sivry-Courtry
Les transports ferroviaires :
L'interconnexion en Ile-de-France des lignes TGV partant des gares parisiennes, a nécessité la construction d'une nouvelle ligne ferroviaire en Seine-et-Marne, en service depuis 1995. Deux nouvelles gares y ont été implantées : l'une à Roissy desservant le complexe aéroportuaire, l'autre à Chessy desservant les parcs de loisirs Dineyland Resort.
Un réseau ferré important de 543 km, dont 454 km sont ouverts au RER, traverse également le département. Comme le réseau routier, les réseaux RER (4 lignes, dont EOLE) et SNCF régional convergent vers Paris. Une nouvelle gare RER combinée avec celle du TGV dessert elle aussi, les parcs Disneyland Resort. Elle est située au Val d'Europe, sur le prolongement de la ligne traversant la ville nouvelle de Marne-la-Vallée.
La région de Provins n'étant pas desservie par le RER, reste d'autant plus enclavée qu'elle ne bénéficie pas vraiment de la construction de l'autoroute A5, contrairement à la ville de Montereau-Fault-Yonne.
La configuration radiale orientée vers Paris, des réseaux ferrés n'est pas adaptée aux besoins croissants de déplacements Nord-Sud des seine-et-marnais. Le RER et le réseau SNCF régional, n'assurent donc qu'une faible part des dessertes internes au département. La fatigue supplémentaire et les pertes de temps qui résultent de la nécessité de transiter par Paris sont en effet dissuasives.
Les voies navigables
Les grandes voies navigables
La Seine-et-Marne est située sur le cours de quatre voies navigables : "la Seine" et ses trois grands affluents : "la Marne, l'Yonne et le Loing" et leurs canaux respectifs, soit un total de 290 km de voies ouvertes à la navigation fluviale. De ce fait, la Seine-et-Marne constitue un carrefour d'échanges fluviaux à la fois ouvert :
- à l'Ouest par la Marne et la Seine, vers Paris, l'Ile-de-France et au delà vers la Normandie (Rouen) et sa façade maritime (Le Havre)
- à l'Est, vers la Lorraine et l'Alsace et au delà l'Europe du Nord, via notamment, la Marne et les canaux de la Moselle et de la Marne au Rhin, mais aussi, vers les régions du Sud-Est, via le canal de Bourgogne reliant la Marne et la Seine à la Saône ;
- au Sud du département, vers le bassin de la Loire, par le canal du Loing reliée à cette dernière par le canal de Briare, et aussi par l'Yonne, également reliée à la Loire par le canal du Nivernais et à la Saône par le canal de Bourgogne.
Grâce à cette situation stratégique, la Seine-et-Marne bénéficie de la progression régulière de 12 à 16% du trafic des transports de marchandises par voie d'eau en Ile-de-France. Ce trafic fluvial estimé à près de 3,7 millions de tonnes par an, concerne principalement les filières des matériaux de construction, de l'agroalimentaire et des produits pétroliers et combustibles minéraux.
La Seine-et-Marne profite des flux vers le port de Nogent-sur-Seine (Aube) dont les chargements (145.000 tonnes) ont plus que doublé en 2005. Nogent-sur-Seine sera équipé d'un nouveau terminal multimodal (port à conteneurs) en 2007. Or cette activité est en relation avec la basse Seine et Le Havre ...
De plus, les principaux axes routiers étant saturés en Seine-et-Marne, le transport fluvial pourrait constituer un moyen de transport alternatif aux camions. Le récent développement du tourisme fluvial tendrait à conforter cette perspective.
Conclusion - Des transports intra-départementaux à développer
L'Insuffisance de réseau ferré interne à la Seine-et-Marne et notamment l'absence de liaison Nord-Sud n'est que très partiellement compensée par les lignes d'autobus. En effet, si hormis quelques quartiers, les agglomérations semblent correctement couvertes, les lignes de bus interurbaines n'existent qu'en nombre réduit. Certaines agglomérations souffrent ainsi de l'absence de ligne d'autobus entre elles. C'est le cas de Meaux et Marne-la-Vallée.
De cette insuffisance des transports collectifs, résulte une utilisation croissante de la voiture. C'est ainsi qu'à présent, 85% des déplacements motorisés sont intra-départementaux contre 70 % en 1976.
Rompre le cycle de saturation des voies de communication du département apparaît donc urgent. Aussi, la faisabilité en Seine-et-Marne de solutions alternatives, comme le tramway et dans certains cas, la voie d'eau ou les liaisons aériennes de courte distance, mérite-t-elle d'être étudiée.
- à l'Ouest par la Marne et la Seine, vers Paris, l'Ile-de-France et au delà vers la Normandie (Rouen) et sa façade maritime (Le Havre)
- à l'Est, vers la Lorraine et l'Alsace et au delà l'Europe du Nord, via notamment, la Marne et les canaux de la Moselle et de la Marne au Rhin, mais aussi, vers les régions du Sud-Est, via le canal de Bourgogne reliant la Marne et la Seine à la Saône ;
- au Sud du département, vers le bassin de la Loire, par le canal du Loing reliée à cette dernière par le canal de Briare, et aussi par l'Yonne, également reliée à la Loire par le canal du Nivernais et à la Saône par le canal de Bourgogne.
Grâce à cette situation stratégique, la Seine-et-Marne bénéficie de la progression régulière de 12 à 16% du trafic des transports de marchandises par voie d'eau en Ile-de-France. Ce trafic fluvial estimé à près de 3,7 millions de tonnes par an, concerne principalement les filières des matériaux de construction, de l'agroalimentaire et des produits pétroliers et combustibles minéraux.
La Seine-et-Marne profite des flux vers le port de Nogent-sur-Seine (Aube) dont les chargements (145.000 tonnes) ont plus que doublé en 2005. Nogent-sur-Seine sera équipé d'un nouveau terminal multimodal (port à conteneurs) en 2007. Or cette activité est en relation avec la basse Seine et Le Havre ...
De plus, les principaux axes routiers étant saturés en Seine-et-Marne, le transport fluvial pourrait constituer un moyen de transport alternatif aux camions. Le récent développement du tourisme fluvial tendrait à conforter cette perspective.
Conclusion - Des transports intra-départementaux à développer
L'Insuffisance de réseau ferré interne à la Seine-et-Marne et notamment l'absence de liaison Nord-Sud n'est que très partiellement compensée par les lignes d'autobus. En effet, si hormis quelques quartiers, les agglomérations semblent correctement couvertes, les lignes de bus interurbaines n'existent qu'en nombre réduit. Certaines agglomérations souffrent ainsi de l'absence de ligne d'autobus entre elles. C'est le cas de Meaux et Marne-la-Vallée.
De cette insuffisance des transports collectifs, résulte une utilisation croissante de la voiture. C'est ainsi qu'à présent, 85% des déplacements motorisés sont intra-départementaux contre 70 % en 1976.
Rompre le cycle de saturation des voies de communication du département apparaît donc urgent. Aussi, la faisabilité en Seine-et-Marne de solutions alternatives, comme le tramway et dans certains cas, la voie d'eau ou les liaisons aériennes de courte distance, mérite-t-elle d'être étudiée.